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En perspective.

La gouvernance et la déontologie à l'avant-plan

Gouvernance et déontologie sont des mots qu'on entend très fréquemment dans le secteur, depuis des années. Aujourd'hui, avec les grands scandales qui se sont produit dans les entreprises et les organismes de charité aux États-Unis et le débat passionné à propos de la gouvernance dans les entreprises au Canada, nos organismes font le point our savoir s'ils sont à la hauteur dans ce domaine.

Surmonter les obstacles
L'Institute on Governance, organisme sans but lucratif qui aide les organisations au pays à se gouverner de façon plus efficace, a identifié les obstacles fondamentaux qui nuisent à l'amélioration de la performance des conseils d'administration dans le secteur philanthropique. Il s'agit du manque de temps, de ressources et d'expertise, de même que les pressions trop nombreuses, liées aux tâches immédiates à faire.

Nonobstant ces obstacles, l'Institut a identifié des mesures simples à prendre pour s'assurer que le conseil a le leadership expérimenté, les compétences et les ressources dont il a besoin pour remplir son rôle et façonner la mission et l'orientation de l'organisme. Il est donc d'une importance capitale de :

  • définir clairement le rôle des members du conseil et du chef de la direction;
  • connaître qui sont vos partenaires et intervenants, et le rôle qu'ils jouent dans votre organisme;
  • être parfaitement transparent et entièrement responsable face à ceux qui choisissent les membres du conseil, financent l'organisme, de même que face à tout autre partenaire.
  • passer en revue détaillée les états financiers et connaître à fond la situation financière actuelle de votre organisme, ses antécédents et ses projections pour l'avenir;
  • recruter des membres du conseil qui croient à la fois à la gouvernance et à la réalisation de la mission de votre organisme. Suivre ces mesures n'est qu'une partie d'une saine gestion. Plusieurs d'entre elles se résument à établir une communication adéquate. Comme le souligne Tennys Hanson, président et chef de la direction de la Fondation du Toronto General & Western Hospital : « En gouvernance, la communication est vitale. Il ne suffit pas de simplement faire quelque chose. Il faut prendre le temps de dire aux gens qu'on l'a fait. »

Rendre les codes de déontologie efficaces
En même temps que les pratiques en gouvernance, les comportements déontologiques sont soumis à une surveillance plus étroite. La responsabilité et la transparence sont depuis longtemps ancrées dans la culture des organismes canadiens, car ceux-ci sont convaincus que de telles pratiques sont essentielles pour conserver la confiance des donateurs.

Guy Mallabone, vice-président, Affaires externes, au Southern Alberta Institute of Technology (SAIT), note: « Les responsables de la collecte de fonds et leurs associations professionnelles ont fait preuve de leadership en élaborant des codes de déontologie, une Charte des droits des donateurs et d'autres outils pour démontrer que notre profession a des normes déontologiques élevées. »

Au-delà de simplement avoir des codes auxquels se référer, un nombre croissant d'organismes commencent à s'assurer qu'ils sont partie intégrante de leur vie quotidienne. L'Institute on Business Ethics, un organisme du Royaume-Uni, propose un certain nombre de moyens de render efficaces les codes de déontologie, par exemple en :

  • enracinant le code dans des valeurs déontologiques fondamentales;
  • s'assurant que le personnel met le code en pratique;
  • faisant du code un document vivant qu'on partage avec ses partenaires; et
  • formant le personnel à sa mise en application.